Karakalpakistan

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TIk Ozek

Karakalpakistan: un pays qui a connu l’une des plus grandes catastrophes environnementales du monde. Il y a 60 ans, les dirigeants soviétiques ont décidé d’étendre rapidement les zones irriguées, situées le long des deux rivières qui alimentaient la Mer d’Aral. Par conséquent, cette mer avait perdu 90% de sa taille en 2004. Son assèchement a rendu l’Asie centrale particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique.

Sans l’effet régulateur de la masse d’eau, les zones environnantes connaissent des températures extrêmes en été et en hiver. Les vents forts transportent du sel et d’autres produits chimiques depuis le fond de la mer sur de grandes distances. A cela s’ajoute une contamination forte des eaux souterraines, en raison de la culture de rente du coton dans la région. Sa monoculture nécessitait d’énormes quantités de pesticides, herbicides et engrais pour atteindre une bonne production.

A cause de ces raisons, l’un des plus grands défis de cette région de la Mer d’Aral est la détérioration rapide des conditions de santé. La population de la région souffre de diverses maladies et malformations. Le principal danger pour la santé des habitants est l’eau de boisson contaminée.

Dans ce contexte, l’association LATMA a lancé un ambitieux projet dans cette région en 2019, en collaboration avec ADED, le Centre International d’Innovation de la Région de la Mer d’Aral (IICAS) et l’Université de Noukous. Le projet vise à fournir de l’eau potable aux élèves des écoles rurales dans la région. La phase pilote a commencé dans l’école de Tik-Ozek.